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Les vigilances sanitaires

Dans le cadre de notre politique qualité et sécurité des soins, nous assurons la gestion des vigilances sanitaires.

L’identitovigilance

L’identitovigilance a pour but d’anticiper les erreurs et risques qui pourraient découler d’une mauvaise identification des patients.
C’est pourquoi, dès votre pré-admission, vous devez fournir vos documents de couverture sociale (carte vitale, Mutuelle, CMU …) et une pièce d’identité valide (carte d’identité, passeport, carte de séjour…).
L’enjeu majeur est d’assurer une identification fiable et unique des patients dès leur arrivée jusqu’à la sortie de l’établissement. Les informations de votre pièce d’identité serviront à la création d’étiquettes d’identification qui vous suivront tout au long de votre séjour.

 

Pour votre sécurité, la vérification de votre identité
est indispensable tout au long de votre hospitalisation.
En respectant ces formalités, vous nous aidez à prendre soin de vous.

L’Infectiovigilance

Une infection est dite « nosocomiale » si elle apparaît au cours ou à la suite d’une hospitalisation et si elle n’existait pas à l’admission. Elle peut être directement liée aux soins ou simplement survenir lors de l’hospitalisation indépendamment de tout acte médical. La plupart du temps cette infection est sans gravité et peut être traitée par des médicaments anti-infectieux.
La prévention des infections nosocomiales repose sur le respect des règles et des bonnes pratiques recommandées par les sociétés savantes :

  • la désinfection et la stérilisation des instruments,
  • l’hygiène des mains,
  • le bio-nettoyage des locaux : des contrôles visuels et microbiologiques de la qualité du bio-nettoyage sont réalisés,
  • la vérification et le contrôle des installations techniques et du bâtiment (réseau d’eau, traitement d’air,…),
  • la préparation pré-opératoire des patients avant une intervention ou un acte médical.

C’est pour cela que vous devez respecter strictement les consignes d’hygiène et de préparation qui vous ont été détaillées (douches pré-opératoires, visites,…).

 La Matériovigilance

La matériovigilance a pour objet la surveillance des incidents ou des risques d'incidents résultant de l'utilisation des dispositifs médicaux (DM) après leur mise sur le marché.
Des procédures spécifiques doivent permettre de garantir la qualité de leur approvisionnement, de leur stockage, de leur mise en service ou de leur dispensation, du maintien de leurs performances et de leur niveau de sécurité, de leur prescription et enfin de la formation de ceux qui ont à les utiliser.
La matériovigilance est également un moyen de prévenir les défauts sur différents dispositifs médicaux. Effectivement lors d'un défaut survenant sur un DM, une fiche de matériovigilance est alors remplie puis adressée à la personne qualifiée dans la Clinique (correspondant local de matériovigilance), à l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé (ANSM) ainsi qu'au fabricant du DM.

La Pharmacovigilance

La pharmacovigilance est la surveillance des médicaments et la prévention du risque d’effet indésirable résultant de leur utilisation, que ce risque soit potentiel ou avéré,…
Elle repose sur :

  • le recueil basé sur la notification spontanée des effets indésirables par les professionnels de santé, les patients et associations agréées de patients et les industriels avec l’appui du réseau des 31 centres régionaux de pharmacovigilance ;
  • l’enregistrement et l'évaluation de ces informations ;
  • la mise en place d'enquêtes ou d'études pour analyser les risques, la participation à la mise en place et au suivi des plans de gestion des risques ;
  • l’appréciation du profil de sécurité d’emploi du médicament en fonction des données recueillies ;
  • la prise de mesures correctives (précautions ou restriction d’emploi, contre-indications, voire retrait du produit) et la communication vers les professionnels de santé et le public ;
  • la communication et la diffusion de toute information relative à la sécurité d'emploi du médicament ;
  • la participation à la politique de santé publique de lutte contre la iatrogénie médicamenteuse.

L’Hémovigilance

L’hémovigilance a pour objet l'ensemble des procédures de surveillance, d'évaluation et de prévention des incidents et effets indésirables survenant chez les donneurs ou les receveurs de produits sanguins labiles (PSL). Elle porte sur l'ensemble de la chaîne transfusionnelle, de la collecte des produits sanguins labiles jusqu'au suivi des receveurs.
Au sein de la Clinique, un médecin hémovigilant est en rapport avec ses homologues de l’Etablissement Français du Sang (EFS) ainsi qu’avec le Coordonnateur Régional d’hémovigilance et de Sécurité Transfusionnelle (CRH) de la grande région Aquitaine – Limousin – Poitou-Charentes pour le signalement, le suivi d’anomalies et la mise en œuvre coordonnée d’actions correctives pouvant impliquer toute étape de la longue chaîne de solidarité entre le donneur et le receveur.

La biovigilance

La biovigilance consiste à :

  • surveiller et prévenir les risques liés à l’utilisation à des fins thérapeutiques d’éléments et produits issus du corps humain tels les organes, les tissus, les cellules et le lait maternel ;
  • surveiller les non-conformités liées aux produits thérapeutiques annexes (PTA) entrant en contact avec les produits issus du corps humain (solution de conservation d’organe, milieux d’organoculture de cornées, …).

 

Au sein de la Clinique, un correspondant local de biovigilance est désigné. Ses missions sont notamment de :

  • s’assurer de la mise en place au sein de l’établissement d’une surveillance des incidents et des effets indésirables par les professionnels de santé de l’établissement, en lien avec le service qualité ;
  • d’identifier et de déclarer sans délai à l’Agence de la Biomédecine les incidents graves et les effets indésirables inattendus ;
  • procéder ou de coordonner les investigations des incidents graves et effets indésirables inattendus qui lui sont signalés et qu’il a déclaré ;
  • s’assurer de la mise en place, le cas échéant, des mesures correctives par le professionnel de santé concerné. Il devra également transmettre chaque année à l’Agence de la Biomédecine un rapport annuel.